Je pensais que la prochaine fois que je poserai mes mots par ici, ce serait pour parler de mon stage. De cette première semaine assez étrange dans la boite où on passe plus de temps à dire "Bonjour" qu'à écrire. J'ai pris l'habitude de les appeller la secte du bonjour d'ailleurs. Ca leur va bien.
Oui mais voilà, on ne choisit rien dans la vie. Pas même sur qui on tombe. Alors si hier j'ai mangé seule en tête à tête avec moi même - et neuf inconnus sortis d'un roman que j'aime déjà - ca n'a pas été vraiment le cas aujourd'hui. Non pas que j'ai mangé en bonne compagnie. Les autres rentrent à midi, et moi j'ai la flemme d'affronter la neige en voiture. J'assume et dépense à écumer les soldes et les restos. A force, j'arrive même à en prendre l'habitude et à manger normalement, en oubliant le monde autour. Bref, toujours est-il qu'aujourd'hui mon banal déjeuner solitaire a été boulversant et profondément humain - ce qu'on attend pas à priori de deux brocolis et d'un bout de saumon.
